Dans 10 jours, le Sénat examinera une loi visant à offrir, aux couples qui le souhaitent, une solution d'accueil pour faire naître leur enfant dans un univers moins "médicalisé".
Un grand merci aux Warriors de nous avoir transmis l'information (article du Monde ici).
J'avoue nourrir une certaine curiosité pour le sujet.
Ce billet est une invitation à témoigner !
Ô toi, Maman ayant accouché en Maison de Naissance...
Si ton chemin passe par ce blog (il est permis de rêver, non?), aurais-tu la gentillesse extrême de témoigner?
Peux-tu me raconter ce qui t'a motivé à faire naître ton enfant dans une Maison de Naissance?
L'as-tu fait en France ou à l'étranger (Belgique, Hollande)?
Est-ce que la réalité fut à la hauteur de tes aspirations?
Avais-tu peur (un peu)?
Etait-ce pour ton premier enfant? Pour les suivants?
Et vous, mes chères lectrices, qu'en dites-vous?
Si vous avez le choix, irez-vous accoucher en Maison de Naissance?
Et toi, Petite Pastèque?
Si les conditions le permettent, je suis très partante!
As-tu toujours été de cet avis?
Soyons honnête : non!
Je vous aurais fait la même réponse avant la naissance Pomme...
... mais clairement pas entre les naissances de Pomme et de Litchi !
Pourquoi?
Parce que j'ai "goûté" à une merveilleuse péridurale, lors de l'arrivée de Pomme!
Je pensais bénéficier du même confort pour Litchi (loupé!)
Avec la naissance de Litchi, j'ai appris deux choses :
- la péridurale peut ne pas fonctionner
- il est essentiel de se faire confiance !
(je pissais de trouille à l'idée de devoir gérer la douleur d'un accouchement... Bah, je n'ai pas eu le choix - LOL!)
Rajoutons une troisième chose (last.. but not least!) : l'émotion.
La naissance de Litchi m'a bouleversée (sans commune mesure avec l'émotion ressentie lors de la naissance de Pomme). La douleur joue-t-elle un rôle là-dedans?
Des conseils?
A défaut de Maison de naissance à Paris... je conseille (pour les parisiennes) la Maternité des Diaconnesses!
J'y ai accouché deux fois (donc je n'ai aucune autre expérience).
On m'avait prévenue : "Tu peux accoucher comme chez toi... Juste, tu n'auras pas le ménage à faire !"
Et c'est vrai.
Là-bas, on nous a écoutés. On nous a toujours donné le choix. On nous a encouragé à nous faire confiance. On a respecté notre intimité, notre pudeur. Encore !
:)
J'ai accouché aux Bluets, dont la philosophie ressemble à celle des Diaconnesses. Et si j'en ai la possibilité, j'accoucherais en Maison de Naissance si j'ai un jour un deuxième enfant, même si j'ai eu une péridurale pour l'Etoile. Je suis globalement d'accord avec tes deux premières raisons (n'ayant eu qu'un enfant, je ne saurais dire si j'aurais ressenti une émotion différente dans d'autres condition). Sans compter la relation d'accompagnement mise en place avec la sage-femme, qui doit rendre la naissance encore plus émouvante pour toutes les personnes présentes...
RépondreSupprimerEt j'en ajoute une : la non-hospitalisation (ou en tous cas la sortie à J+1 possible). Avec l'Etoile, je n'avais qu'une envie : rentrer chez moi au plus vite, commencer notre vraie vie à 3. Ca sera sans doute différent en cas de deuxième enfant, mais je n'ai pu me reposer qu'une fois chez nous.
:)
RépondreSupprimerMerci ma belle, super témoignage !
Totalement d'accord avec le dernier point : HAD (hospitalisation à domicile) si possible !
Pourquoi cela n'est-il pas spontanément proposé?
Triple avantage : un coût en moins pour la sécu, un désengorgement des services, un bien-être certain pour la mère qui souhaite en bénéficier... )
J'ai accouché à l'hôpital Necker, par choix du service public en 1er lieu, puis du lieu le plus proche de chez moi. Ayant quelques de sages-femmes dans mon entourage, dont une qui travaille aux Bluets, j'étais assez partante pour un accouchement physiologique, le plus nature possible, mais pas contre une "petite" péridurale non plus !
RépondreSupprimerMais voilà, les choses n'étant pas toujours aussi roses, j'ai eu une poussée d'hypertension assez élevée pendant le travail et les 48h qui ont suivi l'accouchement, avec des examens biologiques perturbés, et cela sans aucun signe précurseur. Une "pré-éclampsie très tardive", en quelque sorte. Ce qui m'a rassurée, c'était d'être prise en charge dans un lieu médicalisé.
Maintenant donc, les maisons de naissance, ça ne me dit pas plus que ça !