mercredi 20 mars 2013

Wonder Mums : épisode 4



Bonsoir,
Pour ce 4ème épisode des Wonder Mums, nous recevons Mam C. l'Alsacienne !
(à ne pas confondre avec Mam C de Bruxelles - n'est-ce pas public averti qui a tout suivi ?)

Aujourd'hui, Mam C. l'Alsacienne nous ouvre son coeur pour nous parler d'Une fille
Trêve de blabla et place à l'émotion!



« Au fait, je vous ai déjà dit son sexe ? »
« Euh, non… »
« Vous voulez le savoir ? »
« Euh… oui »
« C’est une fille ! »
« Vous êtes sûre ? »
« Oui,  à 95% »

Il y a un peu plus d’un an, j’apprenais que mon bébé, la lumière de ma vie, était une petite fille. Je le savais déjà au fond de moi (en même temps, vu le nombre de filles dans ma famille, un petit garçon aurait été perdu), mais j’en avais la confirmation.

Et quand l’information s’est répandue, nous avons eu droit aux poncifs habituels : une fille, c’est plus doux, c’est plus câlin, c’est moins casse-cou…

Ça nous a fait réfléchir.

Je travaille depuis maintenant 5 ans dans un milieu qui accumule les clichés, et dans lequel il est facile d’avoir une image de la femme faussée. Beaucoup de mes collègues femmes sont des femmes toutes en jambes avec des cuisses comme mes biceps (et je n’ai jamais gagné un bras de fer de ma vie). J’ai un corps plutôt normal, et pourtant il m’est arrivé de rentrer chez moi le soir en me sentant grosse et moche.

Ça nous a fait réfléchir.

Comment élever notre fille ? Comment pouvons-nous apprendre à notre fille qu’elle vaut autant qu’un garçon, qu’elle n’a pas à se soucier des étiquettes, que ce soit celles que la société lui impose ou celle de son pantalon ? Qu’elle aussi a le choix d’être ce qu’elle veut, que ce soit une princesse rose, ou une mécanicienne. Ou une princesse rose ET une mécanicienne.

Et comment moi, en tant que maman, en tant qu’exemple de ce qu’est une femme, je peux l’aider à prendre confiance en elle, et conscience de ses capacités ?

Je suis maintenant maman depuis 9 mois, et évidemment, je n’ai pas de réponse à ces questions. J’essaie de faire attention, de ne pas seulement complimenter les petites filles sur leur jolie robe, et les garçons sur leur courage, mais aussi l’inverse. J’essaie de comprendre mes choix, et de les assumer ; la société se charge de toute façon de les commenter. J’essaie, avec son père, de donner à cette petite fille un socle solide, un cadre, des fondations sur lesquelles elle pourra bâtir ce qu’elle veut. Comme nous l’aurions fait avec un garçon.

3 commentaires:

  1. Très bien vu l'Alsacienne. Et tu verras que l'entrée en maternelle n'aide pas. Certains instit choisissent que les filles feront des décorations de noël roses et les garçons bleus, ne font pas faire le même parcours de gym, parce que les garçons savent sauter + haut :(

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  2. Mam C. l'Alsacienne21 mars 2013 à 11:31

    :(
    Pas facile de passer outre ses préjugés, et aussi de faire avec les parents qui n'acceptent pas que leur petite fille soit casse-cou, ou que leur fils ait envie de dessiner en rose ou de jouer avec un poupon.

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  3. vi.. ben ma fille veut se marier avec sa maman .... c'est grave docteur ?

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